Une chape contient de l'eau de gâchage qui doit s'évaporer avant la pose du revêtement. Le temps de séchage dépend du type de chape, de son épaisseur, de la température et de la ventilation du chantier : un délai théorique ne remplace pas une mesure. Poser trop tôt, c'est prendre le risque de désordres coûteux à reprendre.
L'humidité résiduelle fragilise la colle et peut provoquer un décollement ou des désordres sous le carrelage.
Le bois est très sensible à l'humidité : lames qui se déforment, joints qui s'ouvrent, parquet qui travaille.
PVC, linoléum, moquette ou résine : une chape trop humide peut entraîner cloques, décollements et odeurs.
L'eau piégée sous un revêtement étanche favorise le développement de moisissures et dégrade la qualité de l'air intérieur.
Les fabricants de revêtements et de colles fixent un taux d'humidité maximal : le respecter protège votre garantie.
Plutôt que d'attendre « par prudence », la mesure permet de poser dès que la chape est prête, ni trop tôt, ni trop tard.
La méthode au carbure de calcium (dite « méthode CM ») est une référence sur chantier pour mesurer le taux d'humidité d'une chape.
Nous prélevons un échantillon sur toute l'épaisseur de la chape, puis nous le broyons. Le point de mesure est choisi pour être représentatif de la zone : à l'écart des murs, des zones exposées au soleil ou, sur plancher chauffant, des zones déjà chauffées.
L'échantillon pesé est placé dans une bombe étanche avec une ampoule de carbure de calcium. Une fois l'ampoule brisée, le carbure réagit avec l'eau contenue dans la chape et produit un gaz qui fait monter la pression à l'intérieur de la bombe.
La pression est lue sur le manomètre de la bombe, puis convertie en taux d'humidité de la chape, exprimé en pourcentage de la masse. Le résultat est disponible quelques minutes après le prélèvement, directement sur le chantier.
Nous comparons le résultat au seuil admissible pour votre chape et votre revêtement, puis nous vous disons si la pose peut démarrer ou combien de temps il faut encore laisser sécher, avant une nouvelle mesure si nécessaire.
Quand la chape enrobe un plancher chauffant, on ne la met pas en température brutalement. La mise en chauffe consiste à monter en température de façon progressive, pour sécher la chape, limiter les contraintes (fissures, désolidarisation) et vérifier que le plancher fonctionne avant la pose du revêtement. Le protocole exact dépend du type de chape et des préconisations du fabricant et du DTU ; voici le principe.
La chape doit avoir atteint un âge minimal avant la première mise en température. Ce délai varie selon qu'il s'agit d'une chape ciment ou anhydrite et selon les indications du fabricant : on ne chauffe jamais une chape fraîche.
La chauffe commence par une température d'eau modérée, de l'ordre de 20 à 25 °C, maintenue quelques jours pour que la chape s'habitue sans choc thermique.
La température est ensuite augmentée par paliers réguliers (de l'ordre de 5 °C par jour) jusqu'à la température maximale prévue pour l'installation, puis maintenue pendant la durée indiquée par le protocole.
La température redescend progressivement, puis le chauffage est arrêté avant la pose. Un test à la bombe à carbure confirme que la chape est suffisamment sèche pour recevoir son revêtement.
À noter : certains systèmes, comme le plancher chauffant Schluter-BEKOTEC, permettent la pose du carrelage sans mise en chauffe préalable (voir nos systèmes Schluter).
Chapes fluides ciment en rénovation et en construction neuve, prêtes à être contrôlées avant la pose du revêtement.




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Nous vous répondrons dans les meilleurs délais.
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